Mathias SudresASSURANCES & PRÉVOYANCE
Tous les guides

Antécédents médicaux en Suisse : changer d’assurance sans perdre sa couverture

L’assurance de base doit vous accepter ; la complémentaire peut évaluer votre santé. Un changement sûr suit un ordre précis.

Publié le 07.10.2026 · mise à jour substantielle le 13.10.2026

Informations générales uniquement ; les conditions du contrat et la décision écrite de l’assureur restent déterminantes.

Mathias Sudres · Guide pratique

Deux assurances maladie, deux règles différentes

En Suisse, des antécédents médicaux ne vous empêchent pas de changer d’assurance obligatoire des soins (LAMal). L’Office fédéral de la santé publique précise que toute caisse admise doit accepter une personne soumise à l’assurance obligatoire, quels que soient son âge et son état de santé, sans réserve ni délai d’attente. Aucun questionnaire médical ne peut être exigé. Le catalogue légal des prestations est identique, même si les primes, le service, les modèles de soins et les règles de choix des prestataires peuvent varier.

L’assurance maladie complémentaire obéit à une logique différente. Il s’agit d’un contrat privé facultatif soumis à la loi sur le contrat d’assurance et surveillé par la FINMA. L’assureur peut poser des questions de santé, accepter la demande, l’accepter avec exclusions ou réserves, ou la refuser. Obtenir une prime de base moins chère ne vous oblige donc pas à déplacer vos complémentaires auprès de la même société.

Ce que change le questionnaire de santé

Pour une complémentaire, répondez de façon complète et exacte pour la période demandée. Lisez chaque formulation avec attention : une question sur les consultations, médicaments, symptômes, examens ou traitements prévus peut être plus large qu’une simple liste de diagnostics. Si une date ou un diagnostic est incertain, demandez à l’assureur comment documenter la réponse plutôt que de deviner. Conservez la demande signée, ses annexes et les échanges.

Ne considérez ni une offre, ni une promesse orale, ni l’accusé de réception d’une demande comme une acceptation. Le document utile est la décision écrite de l’assureur, accompagnée de la police et des conditions applicables. Vérifiez les prestations exactes, toute réserve ou exclusion, la date d’effet, la prime, les délais d’attente ainsi que les éventuelles listes d’hôpitaux, médecins ou thérapies reconnus. La FINMA recommande expressément de lire les conditions générales et complémentaires et d’obtenir la confirmation de couverture avant toute résiliation.

L’ordre sûr pour changer

  1. Séparez la base des complémentaires. Listez chaque contrat, prestation et délai de résiliation.
  2. Comparez ce qui est comparable. Pour la base, utilisez le calculateur officiel Priminfo et vérifiez les règles d’accès aux soins du modèle. Pour la complémentaire, comparez les prestations et exclusions, pas seulement la prime.
  3. Demandez d’abord la nouvelle complémentaire et déclarez avec exactitude les informations demandées.
  4. Attendez la décision écrite. Comprenez chaque réserve, exclusion et condition, puis confirmez la date d’effet.
  5. Décidez seulement ensuite de résilier l’ancienne complémentaire, en respectant son année d’assurance et ses propres délais. La FINMA rappelle que l’année d’assurance ne correspond pas forcément à l’année civile.

Un exemple pratique

Imaginons une personne opérée du genou il y a trois ans qui cherche une prime moins élevée. Elle peut demander son affiliation à toute caisse de base admise : l’ancienne opération ne peut justifier ni refus, ni réserve, ni délai d’attente dans l’assurance de base. En revanche, un nouvel assureur complémentaire peut interroger cette opération et décider d’exclure le genou, d’imposer une autre limitation ou de refuser la demande. L’approche prudente consiste à déplacer la base si le nouveau modèle convient à ses besoins de soins, tout en conservant l’ancienne complémentaire jusqu’à la confirmation écrite d’un remplacement acceptable.

Calendrier pour changer de caisse de base au 1er janvier 2027

Pour un changement effectif au 1er janvier 2027, la caisse de base actuelle doit recevoir la résiliation au plus tard le 30 novembre 2026. C’est la date de réception — et non le cachet postal — qui compte ; l’OFSP recommande donc un envoi recommandé ou A Plus à la mi-novembre, avec conservation de la preuve. Inscrivez-vous simultanément auprès de la nouvelle caisse de base. Le transfert peut être bloqué si certaines dettes restent impayées au 31 décembre ; l’OFSP précise qu’il s’agit de dettes ayant fait l’objet d’un rappel jusqu’au 30 novembre. Les complémentaires suivent leurs propres délais contractuels.

Pour cartographier les deux niveaux avant d’agir, consultez la page assurance maladie du site et le guide détaillé sur le changement pour 2027. Un examen peut clarifier la séquence, mais seul l’assureur peut rendre une décision d’acceptation contraignante pour la complémentaire.

Sources officielles

Faire examiner vos couvertures actuelles et proposées avant de résilier

Article original dans les archives anglaises

VOTRE PROCHAINE ÉTAPE

Un avenir plus clair.
Un premier échange.

Prendre rendez-vous

Premier appel gratuit · 20–30 min · Sans engagement